Trop
sensible, trop intelligente. Voilà ce qu’elle m’a dit lorsque je l’ai
rencontrée pour la première fois, il y a trois ans.
Je ne
comprenais pas le sens de ces mots, ces étiquettes qu’elle apposait sur les
personnes souffrant de troubles alimentaires.
Je ne
saisissais pas toute la portée symbolique et tout le cheminement qui allait en
découler, m’embarquant pour des mois et des mois, assise sur ce gros fauteuil
de cuir sombre, dans ce bureau aux odeurs de bois et vieux livres de
psychologie.
Aujourd’hui
je comprends enfin. Le puzzle s’assemble finalement, après avoir gratté les
contours de ma personnalité et de mes actes, après avoir pleurniché mes
souvenirs d’enfance, sans importance souvent.
Finalement
pour si peu. La forêt qui cachait … une souris.
