vendredi 12 février 2016

La peur, les moteurs de notre quotidien ...



Les peurs sont mon starter.

Étant quelqu’un d’entière, j’ai toujours agi dans le tout ou rien. Dans le noir, ou le blanc. J’ai maintenant compris que la vie était d’abord et surtout en nuances. 

Mais cette hypersensibilité, cette force démesurée que j’ai dans le ventre ne me quittera pas. 
Elle fait partie de nous. Nous les impatientes, les perfectionnistes, les « jusqu’au boutistes ». 

Pourquoi ?
Comme des personnes en permanence sur le qui-vive, la surveillance. Peur. 

Je parlais déjà des peurs. Je commence à les identifier. Je sais qu’elles sont faussées par une interprétation à côté de la réalité. 

Et pourtant, elles sont si puissantes et inconsciemment ancrées en moi

Ces derniers temps, il semble que le travail que je réalise sur moi les fassent remonter à la surface. 

La partie immergée de l’iceberg se révèle, et perturbe mes nuits déjà trop courtes. Alors, comme une alarme interne, je me réveille à la même heure chaque nuit, à la minute près. 

Je ne saurais dire pourquoi. 

Mes nuits sont désormais peuplées des souvenirs de mon enfance et de mon adolescence. 
Cette période que j’aurais voulu effacer. Effacer car elle me faisait peur. Et mes peurs, j’ai eu trop souvent l’habitude de rester bloquée derrière, au lieu de les surmonter. 
Je me souviens encore de l’odeur de ses draps, qui sentait l’homme. Sa peau douce et musclée. L’odeur de mâle qui s’est endormi. 
Son corps derrière le mien, en petites cuillères. Son bras lourdement posé sur mon flanc. Serein, calme.
Et moi, immobile. La peau à nue. L'âme à nu. 
Contre sa peau, contre ses draps, dans son lit. Le ventre noué. Angoissée. Immobile de peur de le réveiller. Immobile de peur de bouger. Immobile. 

vendredi 5 février 2016

Chaussons aux lentilles corail épicées & à la bolognaise de soja

Tendres et moelleux comme je les aime... Mes premiers Empanadas, ou chaussons salés, pour changer de la tarte traditionnelle, et inventer plein de garnitures possibles ! 


C'était l'été, il faisait chaud dans mon petit appartement, et le soleil de Toulouse inondait mon appartement de chaleur ...

J'occupais mes vacances à me balader, voir des amies, aller à des cours de yoga et cuisiner ... C'était une période charnière avant d'entamer une nouvelle année d'études loin du sud, alors, j'en profitais ...

 Ces chaussons salés sont délicieux, autant chauds que froids, et peuvent être congelés.

J'avais choisi pour ma pâte de la farine de blé T110, pour un goût rustique que j'adore. Mais libre à vous de varier les farines utilisées.

Pour la garniture aux lentilles corail, je me suis basée sur la recette de la jolie Manon, du blog Better than better, que vous trouverez ici. 



mercredi 3 février 2016

Premier Bilan


 
Badaboum.

Monter si haut, et redescendre d’un coup. Chute de tension. Passer d’un état de haute voltige, à un vide sidéral démesuré.

Il aura suffit de deux jours, deux petits jours. 
Déjà plusieurs nuits auparavant, inconsciemment, mon corps et mon esprit se préparaient à un effort intense.
Se préparaient, à mon insu, à m’insuffler de la pure dope. Un shoot puissant, qui ferait biper tous les détecteurs de dopage à trois kilomètres à la ronde. 



L'esprit est puissant. Mon inconscient veut contrôler, veut maîtriser. 

J'entends des soignants que je maîtrise trop. Mais en quoi ? Comment faire lorsque l'on se tend de manière automatique, lorsqu'une manière "d'être" face aux évènements est imprégnée en nous jusqu'à la moelle depuis son enfance ? 

On me répond alors : "Lâche-prise. Donnes-toi le temps". "Prenons le temps, nous sommes pressés". 

A nous, ces fameuses angoissées, hyperactives, impatientes ... ce qu'il nous faut c'est justement de la PATIENCE.